L’amitié… au-delà des masques

L’été se termine. Cette période que nous attendions tous avec impatience pour nous reconstruire et nous reposer un peu après le traumatisme du printemps, arrive à son terme. Aurons-nous vraiment pris le temps de souffler ? En aurons-nous vraiment profité pour tourner la page et changer d’air ?

Nous le disions tous : « plus rien ne sera comme avant »! Et nous avions raison ! Car nous avons beaucoup de mal à vivre cette période où les relations sont distanciées. Nous avons du mal à gérer le port du masque obligatoire pour la protection de tous. Nous avons du mal à gérer notre perte de liberté et nos frustrations. Et finalement, malgré nos efforts, nous avons désormais du mal à vivre ensemble. Pas seulement parce que les événements heureux de la vie ont été repoussés : mariages, baptêmes, anniversaires… Mais aussi parce que les mesures de distanciation épaississent nos tendances individualistes déjà bien présentes.

Nous en profitons pour tenir à distance ceux qui, ordinairement nous agacent, nous dérangent ou nous font peur. Certains en profitent pour régler leurs comptes et exigent de ceux dont la tête ne leur revient pas qu’ils se couvrent le visage. D’autres, au contraire, se mettent à philosopher et à crier au complot de l’Etat ou au manque de foi de ceux qui viennent à la messe masqués. Porter le masque est une obligation sanitaire absolue. Mais devenir violent à cause du masque n’ajoute rien à cette crise que nous devons traverser ensemble. Une chose est certaine, c’est que, au nom du masque, nous ne pouvons pas sacrifier l’amitié et le respect de l’autre auxquels le Christ nous invite sans cesse.

Alors, masqués, profitons-en pour regarder l’autre dans les yeux, car seul le regard apparaît. Profitons-en pour être vrai et regarder l’autre vraiment. C’est un exercice périlleux, compliqué, dérangeant, mais ô combien évangélique, car le Christ n’a jamais cessé de le faire lui-même. Faisons tout pour que rien ne vienne ternir notre propre regard. Faisons tout pour aimer notre prochain, au délà de nos peurs et de nos fragilités « L’oeil est la lampe du corps. Si ton oeil est clair, alors tout ton corps sera éclairé. » (Mt 6,22). Bonne rentrée à chacun.

Frédéric da Silva, curé

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Christ est ressuscité !

Chers amis, tandis que nos corps et nos coeurs sont encore bien endoloris par cette période de pandémie, dont le pic, nous l’espérons tous, est derrière-nous, nous reprenons progressivement le cours de la vie ordinaire. Et cette reprise n’est pas si simple, même si, pour beaucoup d’entre nous, des solidarités et des contacts nouveaux auront été vécus au cours de la période. Certains auront même pris le temps de vivre et d’apprécier la vie en famille, les conversations familières au téléphone, le temps de passer à jardiner, à bouquiner ou à « confiturer ».
D’autres au contraire, sont encore sonnés par tant de mesures, sanitaires inédites, fatigués par des rythmes soutenus, épuisés par l’enfermement permanent, éreintés par l’attitude agressive et l’irresponsabilité de beaucoup !

Nous garderons lontemps le souvenir de ce printemps 2020, loin de nos amis, loin de nos familles, loin de nos églises… ce printemps où nous n’avons pas pu fêter Pâques comme il se doit !
Et pourtant, combien auront fait une véritable expérience de Pâques ? Car en passant de l’enfermement à la liberté, en passant de l’angoisse constante à la joie des bonnes vieilles habitudes retrouvées, en passant du skype en famille à des retrouvailles en « chair et en os », n’avons nous pas pris conscience que tout ce qui était vécu comme banal hier était devenu essentiel aujourd’hui ? Car la fête de Pâques, que nous avons vécue autrement cette année, est cette fête qui célèbre Dieu qui nous fait passer des futilités de l’existence à l’essentiel de la vie. C’est d’ailleurs pour chacun de nous une invitation à marquer d’une pierre blanche ce qui a été un lieu de ressourcement durant ces quelques semaines. Au contraire, quels sont les lieux de mon existence qui ne m’apportent rien ? quels sont parmi mes attitudes et mes comportements, ceux qui ne construisent pas et qui ne construisent pas l’amitié ? « Plus rien ne sera comme avant » certes ! Mais dans ma vie, que suis-je prêt à faire pour que « rien ne soit comme avant » ?

Frédéric da Silva, curé

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Vendredis de Carême

Une conférence est prévue pour chaque Vendredi soir du Carême du 28 février au 3 avril 2020, la rencontre se déroulera de la manière suivante :

19h Prière à la chapelle Saint François

19h30 Repas Solidaire à la Salle Jean-Marie Hamel

20h15 Approfondissement de la foi

21h30 Fin

Au coeur de nos Vendredis de Carême, le repas solidaire est un temps de convivialité et de fraternité. Il a également pour but de soutenir une association. C’est un geste solidaire vécu en comunauté. La recette de ce repas sera version à une association, soit 5 euros/adulte.

Inscription obligatoire pour le repas solidaire avant chaque mercredi soir, voir le centre paroissial pour connaitre le numéro de la personne à contacter.

Sachez qu’il est bien entendu possible d’assister au temps que vous souhaitez (prière, repas, approndissement).

Le programme des conférences est le suivant :

Programme Carême 2020

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Et si nous mettions un peu d’humour dans notre vie ?

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Chers amis, bonne et heureuse année ! Que Dieu bénisse chacun de vos projets et qu’il vous apporte paix, santé et amitié.

 

 

Et Dieu sait si nous en avons besoin car déjà nous ressentons le poids d’un climat social bien assombri depuis des mois. Les revendications foisonnent, légitimes aux yeux de chacun, mais parfois ressenties comme abusives ou injustifiées aux yeux des autres. C’est dans ce contexte que nous démarrons l’année, et personne ne sait où tout cela conduira. Même la perspective des élections municipales ne semble plus pouvoir réduire cette fracture sociale bien avancée. Car dans une société désormais jetée dans le bain de la post-modernité, plus rien ne semble pouvoir endiguer la montée des hyper-individualismes où chacun entend construire sa vie en s’affranchissant de toute forme d’autorité extérieure, qu’elle soit politique, religieuse ou morale. L’individu égocentré est tout puissant et il n’a plus rien à devoir, ni à la société, ni à ceux qui les ont aidés à grandir, ni aux gouvernants, ni aux institutions. Et si quelqu’un ose dire une vérité, alors il est très vite réduit au silence, au nom du sacro-saint « de quoi je me mêle ». Le monde est dorénavant oppressant et chacune de nos paroles doit être prudemment autocensurée pour ne pas attirer foudres, violences et représailles.

Alors plus que jamais, je vous propose de mettre 2020 sous le signe de l’humour. Car l’humour permet de ne pas se prendre au sérieux, et donc de se décentrer. Mais plus que cela, l’humour adoucit les coeurs et permet le dialogue. D’ailleurs la Bible n’est-elle pas remplie de traits d’humour, de situations risibles qu’il nous faut savoir déceler ? Notre Dieu est rempli d’humour, tout comme Jésus qui aimait passer de bons moments avec ses amis. Les gens ennuyeux et tristes n’ont pas d’amis ! Mais, amis grincheux, attention ! Qui dit humour, ne dit pas manque de sérieux. Au contraire, faire preuve d’humour, c’est faire preuve d’humanité et manifester un intérêt certain pour l’autre. Alors chers amis, je vous souhaite une bonne année sous le signe de l’amour certes, mais sous le signe de l’humour surtout.

Frédéric da Silva, curé

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« Tour de Babel »

Avec les femmes de l’ACF, nous avons lu dernièrement le récit légendaire de la Toru de Babel, récit symbolique dans lequel Dieu décide de diversifier les langues pour que les hommes ne puissent plus s’entendre dans la construction d’ « une tour touchant le ciel » et rivaliser avec lui. Notre conclusion : même si aujourd’hui la diversité des langues n’est plus vraiment un obstacle, vouloir se mettre à la place de Dieu est plus que jamais d’actualité.

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Pour s’en persuader, il suffit de regarder toutes ces tours modernes, construites à travers le monde. Elles revendiquent chacune le titre de « plus haute tour ». Mais plus encore, il suffit de voir à travers ces tours, combien la recherche de suprématie scientifique, d’avant-garde technologique ou de prouesses biomédicales encourage un nouveau type d’humanité, sans limite et sans respect des lois fondamentales, celles qui garantissent le bonheur individuel et le vivre ensemble. Qui pourra encore cacher un nouveau type d’esclavagisme dans des pays riches et développés ? Qui pourra encore nier que les développements scientifico-technologiques profitent à un petit nombre, toujours les mêmes ? Qui pourra faire comme si les progrès médicaux ne coûtaient rien et n’étaient pas réservés à une catégorie de privilégiés ? Et à notre échelle, combien de personnes veulent tout contrôler, en nous dominant, en nous écrasant ou en nous méprisant ? Combien divise ou infantilise pour mieux régner ? Le grand fléau n’est-il pas que quelques-uns parlent et que tous se taisent, par peur des représailles ou par facilité ? Nous parlons souvent de la chute de la démocratie, mais que faisons-nous pour défendre nos idées et affirmer notre opinion, surtout si elles sont différentes ! Et comme chrétiens, nous avons le droit de ne pas être d’accord avec les évolutions de la société dans laquelle nous vivons. Personne n’a le droit de nous demander de nous taire, sous le seul motif que nous sommes croyants et que nous défendons l’homme, surtout lorsqu’il est pauvre, étranger ou mal-aimé !

Prochainement, nous allons entrer dans le temps de l’Avent. Nous allons célébrer l’avènement du Verbe fait chair, la Parole qui donne vie. Puissions-nous laisser celui qui est la Parole nous montrer le chemin de la fraternité juste et véritable. Puissions-nous le laisser informer nos coeurs, éclairer notre conscience et inspirer nos paroles.

Frédéric da Silva, curé

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Samedi 19 octobre, soirée de prière, de louange et de guérison à Chauny

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« Tout est permis, mais tout n’édifie pas ! »

Chers amis, une nouvelle année pastorale commence. Tandis que nous profitons des derniers beaux jours, nous sommes déjà pressés par les activités de la rentrée. Et les nouveautés sont nombreuses, car toute reprise implique forcément de la nouveauté : nouveaux rythmes pour les enfants et la famille ; nouveaux voisins ou nouveaux collègues pour ceux qui travaillent ; nouveaux dynamismes pour ceux qui ont enfin pu se reposer…

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Et comme pour toute nouveauté, il nous faut d’abord prendre du temps pour la découvrir, la comprendre et finalement l’accueilli. Mais peut-on tout accueillir sous prétexte qu’il s’agit d’une nouveauté ? Nous le savons, accueillit est un acte éminemment chrétien. Il nous faut accueillir Dieu qui se donne à reconnaître dans les actes anodins de la vie. Il nous faut accueillir l’autre parce qu’il est un frère en humanité dont l’histoire peut enrichir mon histoire. Il nous faut accueillir l’Evangile qui redonne souffle et espérance. Il nous faut accueillir la vie, y compris lorsque nous n’avons pas choisi de la vivre aussi ! Pourtant, tout n’est pas bon à accueillir. Dans l’épître aux Corinthiens, saint Paul nous dit : « Tout est permis mais tout n’édifie pas ! » (1 Cor 10, 23).

Il évoque ici les charismes, dons de Dieu à accueillir pour le bien de tous. Mais en réalité, ce sont toutes nos décisions, toutes nos actions, tous nos investissements qui sont concernés. Et même nos paroles ! C’est là une chose facile à reconnaître : lorsqu’une nouveauté ne vise pas notre édification personnelle ou le bien de tous, pourquoi l’accueillir ? Encore faut-il avoir le souci de la communauté toute entière. Encore faut-il désirer le bien et le bon pour soi et pour les autres, surtout les petits et les pauvres.

Qu’en ce début d’année, période de cueillette des nouveautés, nous puissions envisager le bien de tous avec générosité. Puissions-nous tout remettre entre les mains de Dieu, grand architecte de la vie et artisan d’avenir.

Bonne rentrée à chacun

Frédéric da Silva, curé

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Témoignage de pèlerins italiens croisés sur la « via francigena »

francigena_3_1872002Précédemment, Frédéric évoquait les pèlerins de la « Via Francigena », qui emprunte un chemin de 1.700 km depuis Canterbury en Angleterre jusqu’à Rome. En 990, Sigéric, archevêque de Canterbury, avait décrit son voyage en 80 étapes et c’est globalement cet itinéraire qui est utilisé aujourd’hui.

 

Francesca et Alberto, tous deux italiens, ont récemment demandé un hébergement. Leur étape de 46 km a été difficile ; des orages les avaient retardés et ils étaient arrivés tardivement à Tergnier. Malgré leur fatigue, je leur ai demandé s’ils pouvaient écrire quelques lignes sur les raisons de leur pèlerinage. Ils l’ont fait avant de repartir le lendemain matin. Francesca a 25 ans, est journaliste et souhaite écrire un livre sur ce voyage. Elle a quitté Canterbury il y a 2 semaines. Malgré les difficultés déjà rencontrées, sa conviction ne faiblit pas. Elle considère ce cheminement sur les pas de Sigéric comme un honneur, elle le ressent comme une part de son histoire, de notre histoire. Elle en accepte pleinement les expériences vécues et apprécie les plus petites choses comme un sourire, un verre d’eau après 2 heures de marche, un ciel dégagé…

Alberto considère ce pèlerinage comme un défi et une « période spéciale » dans laquelle il échappe à sa routine, où il peut se poser des questions en profondeur sur sa vie, mieux découvrir sa personnalité dans un vrai cheminement, sans influences ou jugements. Il a décidé de faire la Francigena après une période difficile, où tout semblait aller mal. Il a choisi de faire la totalité du chemin parce que toute expérience doit être vécue PLEINEMENT, mais aussi parce que plus on progresse en profondeur, dans la vie comme sur un chemin, plus on découvre des problèmes et plus grande est l’opportunité d’apprendre et découvrir. Mais en premier lieu, tous deux ont remercié la paroisse pour son hospitalité, et insisté sur l’importance de trouver un « ami » qui souhaite la bienvenue de son village.

Pierre France, diacre

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Marche avec nous Marie !

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Depuis quelques semaines, notre paroisse reçoit la visite furtive de courageux marcheurs. Et cela va se répéter durant toute la saison. Il s’agit de pèlerins qui cheminent sur la via Francigena, depuis Canterbury en Angleterre jusqu’à Rome en Italie. Ils viennent de toute la planète : Italie, Espagne, Pays-Bas, Etats-Unis, Japon, Canada, Brésil… et le temps d’une nuit, ils se reposent dans nos locaux.


Merci à Pierre d’être si souvent disponible pour les accueillir ! Comme pour Compostelle, ces hommes et ces femmes (de tous âges !) font une parenthèse dans leur vie. Ils prennent le temps de la réflexion, de la prière ou du silence, souvent à un moment crucial de leur existence. Par cette prouesse physique, ils cherchent à dépasser leurs limites et à retrouver un souffle nouveau.

La marche n’est-elle pas une véritable thérapie ? C’est bon pour le corps, le coeur et l’âme ! Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si de plus en plus de personnes aiment marcher, seule ou à plusieurs. Les clubs de randonneurs se multiplient ! Marcher pour s’aérer et parler entre amis. Marcher pour la santé, à petites ou grandes foulées. Marcher pour voir autrement ces lieux qui nous entourent.

Et pour nous chrétiens, marcher, c’est aussi une allégorie de la vie qui passe. Notre vie est un véritable pèlerinage où il s’agit de trouver les bonnes ressources pour avancer sans se décourager. Alors, tout comme ces pèlerins, il nous faut sans cesse retrouver du souffle, dépasser nos limites et appréhender l’inconnu ! Pas si simple que ça ! Pour certains, ce sera en s’investissant dans la solidarité. Pour d’autres, en faisant un pèlerinage à Liesse, à Lourdes ou ailleurs ; pour d’autres encore, en prenant le temps de se reposer et de vivre ! Dans tous les cas, croyons que le Christ marche avec nous ! Qu’en ce mois de mai, nous puissions suivre Marie, la première en chemin, et oser nous élancer sur le chemin de notre vie !

Père Frédéric da Silva, curé

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« N’ayons pas peur »… des Jeunes !

Don BoscoIl y a quelques mois se tenait à Rome un synode spécial consacré au thème « de la Jeunesse, de la foi et du discernement vocationnel. » S’il est vrai que nous regrettons très souvent la présence des jeunes dans nos assemblées dominicales (ce qui n’est pas justifié puisque, à eux seuls nos fidèles servants d’autel baissent considérablement la moyenne d’âge de nos messes !), nous sommes interpellés par ce synode : « La paroisse peine à être un lieu de référence pour les jeunes. Le fait qu’elle soit devenue peu significative dans les espaces urbains, le faible dynamisme de ses propositions, ajoutés aux changements spatiotemporels des styles de vie, requiert un véritable renouveau. En dépit de tentatives diversifiées d’innovation, souvent le fleuve de la vie des jeunes coule en marge de la communauté, sans la rencontrer. » (n°18)

Dans notre paroisse, je salue le travail admirable et persévérant de ceux qui s’attèlent à la difficile et souvent ingrate tâche de la pastorale de l’enfance et de la jeunesse : catéchistes, animateurs des collégiens et de la confirmation, de l’éveil à la foi. Soyons toujours là pour les soutenir. Faisons-leur de la place ! Donnons-leur toute la place ! C’est certainement là où il nous faut vivre un « véritable renouveau » ! Comment écoutons-nous les jeunes et quel regard d’estime posons-nous sur eux ?

Evidemment, les jeunes ont besoin des adultes pour recevoir une bonne éducation. Mais en même temps, les adultes ne peuvent se passer des jeunes pour saisir le monde dans sa perpétuelle nouveauté et dans sa complexité. Ecoutons les questions des jeunes et saisissons ce qu’elles ont de provocantes, pour que nos paroisses redeviennent « des lieux de référence », pour que « le fleuve de la vie de [notre communauté paroissiale] ne coule plus en marge de [la société], sans la rencontrer  » !

Père Fréderic da Silva, curé

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