Bonne et sainte année 2019 !

ob_732bd75cb123ad4f81a854d05afca7d6_carte-bonne-annee-mNous voici arrivés en 2019. Avec le passage à l’année nouvelle vient le traditionnel échange des voeux qui se déclinent de mille et une manières, en fonction de ce qu’a été 2018 pour chacun, et dans l’attente du meilleur pour 2019.

C’est ce que je vous souhaite en ce début d’année : la santé, la réussite, la paix, l’espérance, la joie …

Avec ces voeux, je souhaite également que chacun puisse tenir les bonnes résolutions qu’il aura prises en ce début d’année (puisque c’est aussi la tradition !), même si nous savons en réalité que les bonnes résolutions ne durent jamais longtemps ! Et comme le naturel revient souvent au galop, comment tenir ?
C’est d’ailleurs une vraie question : comment tenir ? Il s’agit bien pour nous de connaître nos forces et nos limites, de trouver le bon rythme pour ne pas nous épuiser. Mais il s’agit aussi pour nous de bien nous entourer et de trouver les bonnes ressources, spirituelles, humaines, affectives, pour aller loin !

Et puisque les résolutions associent paroles et actes, tenir, c’est aussi aller au bout de ses engagements ! Et ce n’est pas chose si simple à faire ! Jésus lui-même le reprochait aux pharisiens de son temps : « ils parlent mais ne font pas ! » parce qu’avec la bouche nous pouvons faire beaucoup de choses ! Mais en actes, nous en faisons toujours beaucoup moins ! Sauf les courageux, les volontaires, les optimistes, les toujours-partants ou les toujours-prêts ! Et il y en a beaucoup heureusement ! C’est d’ailleurs ce que nous cherchons à vivre comment croyants : que nos actes et nos engagements reflètent véritablement ce que nous croyons !

Croire en Jésus-Christ, doit se voir ! Alors que dire de ceux qui se complaisent d’êtres « des croyants non pratiquants » ? Que serait un footballeur professionnel s’il n’avait jamais touché un ballon de sa vie ? Que serait l’amour d’un fils, s’il ne prenait jamais de nouvelles de ses parents ? Combien d’hommes et de femmes vivent aujourd’hui dans l’ambiguïté et l’illogisme ?

Beaucoup se plaignent, sans jamais regarder leurs propres décalages. Qu’en cette année 2019, nous puissions devenir un peu plus ce que nous sommes déjà ! Que nous puissions être vrais, avec nous-mêmes, avec les autres et avec Dieu ! C’est encore une des meilleurs manières de tenir bon, de ne pas nous épuiser et de grandir dans notre humanité !

Que les défis qui s’offrent à nous puissent nous stimuler et nous donner courage et persévérance. Et si nous en manquons, alors, regardons le Christ. Avec lui, nous n’en manquerons jamais !

Père Frédéric da Silva, curé

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Quel gâchis !

cageot pommesLorsque j’étais petit, j’aimais déjà les pommes ! Mais les belles pommes, celles qui n’ont pas de trace ou qui n’ont pas commencé à gâter. Alors mes parents prenaient un couteau et retirer simplement la partie pourrie. Je la croquais et je m’apercevais qu’elle était bonne. Mais sommes-nous encore capables de faire ce geste salutaire ? Parce qu’en réalité, ce que nous avons tendance à faire, c’est de jeter ou de rejeter sans y regarder de plus prêt !

C’est d’ailleurs ce que font la majorité des gens : un scandale vient entacher un tout, et plus rien n’est bon ! Et aucune catégorie de la société n’est épargnée. Médecins, policiers, professeurs, étrangers… et même prêtres ! Il suffit qu’un se trompe, et tous sont discrédités ! N’est-ce pas ça l’esprit de consommation qui formate désormais nos comportements ? Comme on jette la pomme savoureuse mais un peu gâtée, notre société gâche sans complexe de l’humain. On jette à gogo, sans même se rendre compte que ce qu’on rejette est fait pour notre bien ! Si nous comparions l’Eglise à une pomme, sans doute serions-nous tenter de la jeter, parce que beaucoup d’éléments la gâtent : le scandale de la pédophilie en est certainement la pire des pourritures. Comment ne pas être scandalisé d’ailleurs par ces crimes ignobles ? Mais comment aussi ne pas entrer dans la tentation de jeter toute la pomme, simplement parce qu’une partie est gâtée ?

Le 11 novembre, la France célèbre le 100ème anniversaire de l’armistice de 1918 qui mettait fin à la 1ère Guerre mondiale. Et là encore, quel gâchis ! Une guerre des tranchées qui fit tant de victimes pour aucun résultat ! Et aujourd’hui le gâchis humain continue. Cette année, 36 zones de conflits sont répertoriées dans le monde. Peut-on s’habituer à ça ? Sans doute, avons-nous encore du chemin à parcourir pour découvrir la valeur de chaque personne. Certainement avons-nous encore à transformer nos regards, à convertir nos coeurs pour voir autrement nos priorités et nos valeurs. Que cette période soit pour nous, une belle occasion de repenser notre manière de consommer, et pas seulement des aliments, mais aussi de l’amitié et de la fraternité. Que le Prince de la Paix, le Christ, lui qui a été rejeté et qui est pourtant devenu la pierre d’angle puisse soutenir nos efforts et nous aider à avancer lorsque nous nous sentons rejetés, méprisés ou calomniés. Que son amour nous rend bon et plus humain.

Père Frédéric da Silva, curé

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Concert du Requiem de Mozart à Notre-Dame de Chauny

Mozart à Chauny

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Nous ne sommes que de passage …

26_oies_en_volChers amis, notre année pastorale s’achève, tandis que commence l’été. C’est le temps de faire le bilan et de nous reposer, après une année intense, où les évènements se sont succédés, sans avoir eu le temps souvent de nous assoir. Année particulièrement mouvementée, parce que nombre de nos habitudes ont été bouleversées par les travaux du centre paroissial. Et pourtant, ensemble, catéchisme, ACF, Rosaire, groupe de prière, jeunes, Eveil à la foi, catéchuménat, groupe de réflexion, Secours catholique … nous avons tenu le cap ! Merci ! Nous avons eu aussi la joie de cheminer avec le Père BAGALA qui est devenu pour nous un ami et un frère. Il nous quitte aujourd’hui pour servir la paroisse voisine de Chauny. Rassurez-vous, il reviendra pour entretenir les liens d’amitié qui se sont créés. Un grand merci au Père Aimé-Victor pour son rayonnement, sa foi, sa joie de vivre et sa culture biblique et théologique !

Vous le savez aussi, notre zone pastorale ouvre une nouvelle page de son histoire, puisque deux figures incontournables nous quittent : les Pères François PECRIAUX et Jules ROUCOU. Ils ont été pour moi des compagnons de route au moment où j’apprenais le difficile métier de « curé » dans l’Aisne. Merci pour leur présence fraternelle à mes côtés et pour leur soutien. Merci aussi pour la foi et l’amitié qu’ils ont su témoigner à chacun. Avec les pères MAKAMBA, NDAYA et BAGALA, nous continuons la route. Nous formons les quatre « A » !

Les uns partent. Les autres restent. Cela nous rappelle sûrement que nous ne sommes que de passage, et que, même si nous aimerions retenir les personnes, cela n’est pas possible. Cela nous renvoie à la Vie, à notre condition terrestre, où nous sommes en pèlerinage, où rien ne nous appartient vraiment, où tout ce que nous bâtissons est appelé à disparaître. « Vanité des vanités, tout est vanité » dit l’Ecclésiaste. Tout passe ! Et nous aussi. Alors, profitons de l’amitié. Débarrassons-nous des superflus. Arrêtons de nous prendre pour le centre du monde, et profitons de la vie … avec humilité et respect ! L’année de l’appel nous a aidés à prendre conscience que Dieu compte sur nous. Il nous invité à vivre pour Lui et pour les autres. Mais pas de n’importe quelle manière ! Cela s’apprend ! Cela se prie ! Cela se discerne, en Eglise !

Que Dieu bénisse notre été. Que Dieu bénisse notre repos. Bon été à chacun !

Père Frédéric da Silva, curé

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Une patience récompensée !

plan-rapproché-de-champ-blé-au-printemps-beau-paysage-d-herbe-verte-et-ciel-bleu-avec-des-nuages-113679274Chers amis, nous voici arrivés en mai ! Ce joli mois de mai qui apporte avec lui le réconfort des premiers beaux jours d’été, annonciateurs des longues journées en famille, des travaux à la maison, des balades en forêt et des activités en plein air. Tout semble renaître !
Et depuis la belle et grande fête de Pâques, replongés comme chaque année dans le mystère de notre baptême, nous nous sentons revivre, regonflés à bloc, même si les fatigues d’hiver endolorissent encore un peu nos coeurs et nos corps. Alors nous aspirons aux vacances, au soleil et aux réjouissances estivales. Mais avant cela, il nous faudra être encore un peu patients, surtout les élèves et les étudiants qui préparent déjà les épreuves de fin d’année.

Et de la patience, nous en avons ! Patience face aux travaux du centre paroissial qui ralentissent nos activités paroissiales depuis un an. Patience lorsque nos projets personnels, associatifs ou ecclésiaux sont ralentis par les aléas de la vie. Patience lorsque nous attendons une bonne nouvelle qui viendra changer radicalement notre vie… Alors il faut se dire que bientôt notre patience sera récompensée et que nous pourrons alors profiter de tout. Et d’une certaine manière, il en va de même pour notre Eglise diocésaine qui se voit récompensée pour sa prière persévérante pour les vocations, puisqu’elle s’apprête à vivre une ordination presbytérale, le 24 juin prochain : Jean-Christophe Bonnemain rejoindra les 13 prêtres diocésains en activité, aidés temporellement par 33 prêtres venus d’ailleurs. Quelle joie pour nous tous, en cette Année de l’appel !
Dieu récompense notre patience et nos prières. Et il faut croire qu’il continuera à récompenser tous nos efforts, pour que d’autres prêtres se lèvent, mais aussi pour que de nouveaux laïcs engagés s’investissent avec joie au service de l’Evangile, ici dans le Ternois et ailleurs.

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Cette Année de l’Appel peut nous aider à prendre conscience que la naissance ou la renaissance de l’Eglise est permanente, et qu’elle ne peut se faire que si chacun entend intérieurement l’appel à suivre le Christ, dans le service, dans la prière et dans l’annonce de la foi. Qu’en ce joli mois de mai, mois de Marie, Notre Dame de la Joie, mère de patience et de miséricorde, accompagne nos chemins de vie et de foi. Qu’elle veille sur notre ami Jean-Christophe et sur tous ceux qui attendent une bonne nouvelle qui viendra transformer leur vie de manière radicale. Bon mois de Marie à chacun et à chacune.

Père, Frédéric da Silva, curé

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Du Carême à Pâques

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Nous voici entrés en Carême. Et dans quelques semaines, au terme d’un long chemin de conversion, nous entrerons dans la joie de Pâques, fête de l’espérance par excellence.

Mais avant cela, il nous faut accepter de suivre le Christ au désert, lui qui, durant 40 jours, y est resté fidèle à la prière, à l’ascèse et à l’écoute de la parole. L’évangile du premier dimanche de carême nous rappelait qu’avant cela, Jésus avait été baptisé. Et bien que baptisé, il fut tenté par le Mal. Il a dû résister et combattre. Et nous le savons nous-mêmes, notre baptême, s’il apporte la certitude de ne pas être seul car Dieu est avec nous, n’écarte pas de notre vie ce qui fait mal. Nous avons, comme Jésus, à mener un combat : un combat contre tout ce qui est mauvais et qui nous pourrit la vie : un combat contre ces logiques auxquelles nous succombons parfois et nous font devenir nous-mêmes violents. Mais ce combat, c’est aussi parfois un combat contre Dieu. Parce que si Dieu nous invite à la conversion, avouons que, parfois, nous avons du mal à croire qu’Il nous veut du bien. Il y a de la résistance en nous. Nous souhaitons faire le bien, mais comment y arriver ? Nous voulons aimer, mais comment ne pas détester ? Nous voulons nous ouvrir aux autres, mais comment ne pas nous replier sur nous-mêmes ?

Finalement, ce que nous vivons pendant 40 jours de Carême ressemblent aux 325 autres jours de l’année. 325 jours ordinaires où nous cherchons le meilleur. 325 jours où nous voulons être nous-mêmes, libres, heureux, confiants, aimants … Et pour cela, le Christ nous appelle à le suivre, à oser le combat spirituel, à tourner le dos à ce qui endurcit notre coeur, pour laisser la lumière éclairer notre regard et illuminer nos pas. Cela n’est pas si facile à faire, mais l’homme, la femme qui accepte de mettre sa confiance en Dieu, Dieu ne le déçoit pas. Bonne marche vers Pâques.

Père Frédéric da Silva, curé

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De Noël au Carême

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Le mois de décembre est marqué par la célébration liturgique de la naissance de Jésus, fête chrétienne qui a un impact considérable sur la société. Noël nous rappelle l’amour de Dieu pour les hommes, mais en même temps, veut tisser pour les uns et resserrer pour les autres les liens d’amitié et de fraternité. Lire la suite

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